L'archéologie dans la capitale du Canada

L’archéologie raconte différents pans de l’histoire de la région de la capitale. La CCN cartographie le potentiel archéologique de la plus grande partie des terrains fédéraux de la région et prend les mesures nécessaires pour protéger les ressources lorsqu’elle planifie l’aménagement de ces terrains.

Un patrimoine riche

Le patrimoine archéologique de la région de la capitale du Canada couvre quelque 8 000 ans d’histoire. Il demeure en grande partie intact. C’est pourquoi nous organisons des fouilles et des ateliers publics pour faire connaître les modes de vie d’autrefois.

Le travail de l’archéologue

L'archéologie dans la capitale du Canada

Le travail de l’archéologue consiste à localiser, récupérer et interpréter les vestiges qui sont des éléments importants de notre patrimoine culturel.

Après les fouilles archéologiques, une grande quantité d’objets et de témoignages du passé sont préservés :

  • des outils en pierre et les campements des peuples autochtones de la période préeuropéenne
  • des plats en porcelaine et des vestiges d’habitations de pionniers
  • des vestiges ferreux et les fondations d’usines et d’industries

Le partenariat avec les communautés autochtones

En 2012, la CCN a conclu un partenariat avec les communautés de Kitigan Zibi Anishinabeg et de Pikwàkanagàn pour la cogestion des ressources archéologiques. Ce partenariat assure la collaboration directe de ces deux communautés algonquines à la protection et à la gestion des ressources archéologiques sur les terrains fédéraux de la région de la capitale. La CCN leur fournit aussi de l’aide technique pour qu’elles développent leur capacité de gérer ce patrimoine.

Le rôle de la CCN

Notre rôle est de veiller à ce que les ressources archéologiques de la région de la capitale du Canada soient bien protégées et gérées avant, pendant et après les travaux d’aménagement.

En tant qu’organisme responsable de l’approbation fédérale de l’utilisation du sol, du design et des transactions immobilières, la CCN examine les modifications et les transformations qui affecteraient les propriétés fédérales. Nous portons attention aux perturbations ou aux dommages qu’un projet pourrait causer aux ressources archéologiques. Nous réalisons une évaluation environnementale pour nous assurer que le projet n’aura pas d’effets néfastes sur l’environnement et les ressources archéologiques.

De plus, nous veillons à ce que les objets trouvés dans la région et qui appartiennent au gouvernement fédéral soient entreposés par un dépositaire de collections d’artéfacts agréé.

Pour en savoir plus sur les lignes de pratiques archéologiques de la CCN, consultez le Guide de gestion des ressources archéologiques.

Archaeological investigations on NCC lands

L'archéologie dans la capitale du Canada

Saviez-vous que des fouilles archéologiques ont permis d’établir que des humains occupaient la région il y a 8 000 ans? Les sites archéologiques recensés sur les terrains de la CCN nous renseignent sur le passé de la région de la capitale et son évolution. L’enrichissement de nos connaissances nous aide aussi à faire des choix éclairés quand vient le temps de planifier l’aménagement du territoire.

À l’origine, les terres que la capitale occupe aujourd’hui étaient l’endroit idéal pour faire une halte ou s’établir en raison de leur topographie et de leur emplacement au confluent de cours d’eau. Ainsi, aux abords des rivières des Outaouais, Rideau et Gatineau, plusieurs sites témoignent de la présence des Autochtones depuis des millénaires, puis de l’installation des premiers colons européens.

  • L’occupation humaine y remonte à 5 000 ou 6 000 ans.
  • C’est l’un des plus riches et vastes complexes de sites archéologiques préeuropéens de l’Outaouais
    • des outils en pierre et des éclats de pierre produits par la fabrication d’outils
    • des outils en cuivre natif
    • des fragments de poterie
    • des os des animaux mangés par les habitants des campements
    • Des objets témoignent de l’histoire des Autochtones de la région:
      • des outils en pierre et des éclats de pierre produits par la fabrication d’outils
      • des outils en cuivre natif
      • des fragments de poterie
      • des os des animaux mangés par les habitants des campements
  • L’occupation humaine daterait de 500 à 3 000 ans.
  • C’est l’emplacement d’un important campement préeuropéen découvert en 1994.
  • On y a découvert une aire de fabrication d’outils en pierre à l’usage des Autochtones et les vestiges d’une tente d’environ sept mètres de diamètre.
  • On a trouvé :
    • des outils en pierre
    • des fragments de poterie décorée
    • des objets manufacturés datant du début de la colonie (assiettes en porcelaine, pipes d’argile)
    • des bouteilles ayant contenu du vin
  • 1800 : Philemon Wright et un petit groupe venu du Massachusetts ― premiers colons d’origine européenne ― s’établissent à Hull (aujourd’hui Gatineau).
  • Wright construit sa première maison, aussi connue sous le nom de « ferme Gatineau ».
  • La maison est située au bord la rivière Gatineau, où se trouve aujourd’hui le parc du Lac‑Leamy.
  • On a trouvé ces objets lors de travaux de stabilisation des berges :
    • des pots et des plats en terre cuite
    • de la coutellerie
    • des boutons
    • des médailles religieuses
    • des peignes
    • des poupées
  • 1826 : Le colonel John By, envoyé du génie royal responsable de la construction du canal Rideau, construit une maison en pierre où se trouve aujourd’hui le parc Major’s Hill.
  • 1848 : La résidence est complètement détruite par un incendie.
  • 1972-1973 : La CCN et Parcs Canada mettent au jour les fondations de la maison.
  • On y a trouvé ces objets :
    • un élégant service à thé en porcelaine
    • des objets en verre décorés
    • d’autres objets d’usage domestique
  • Des reproductions en bronze d’objets trouvés sont exposées à l’emplacement des fondations en partie restaurées.
  • De 2001 à 2009 : Des fouilles archéologiques sont réalisées aux plaines LeBreton, lors des travaux de décontamination du sol et d’aménagement des terrains du secteur.
  • On a trouvé les restes de maisons, de commerces et d’usines datant du 19e siècle, ce qui témoigne du développement du quartier après 1850 et de sa reconstruction après le Grand Feu de 1900.
  • On a découvert plus de 200 000 objets, vestiges d’un secteur industriel prospère et d’un quartier résidentiel de la classe ouvrière d’Ottawa.