Une année dans la vie d’une naturaliste-interprète

Mes plus anciens souvenirs me renvoient à des moments passés en plein air, en plein bonheur. Enfant, je passais mes étés avec ma famille au camping du lac Philippe, dans le parc de la Gatineau. C’est donc dans l’ordre des choses que je me retrouve aujourd’hui à travailler pour la CCN en tant qu’agente des programmes d’interprétation de la nature dans le parc.

Préparer l’année

Rachel Paquette

Rachel Paquette

Dans les différents emplois que j’ai occupés, de tutrice en mathématiques à enseignante d’anglais langue seconde, en passant par des emplois dans des musées, j’ai toujours aimé transmettre les connaissances que j’avais acquises de manière à ce que les gens puissent les découvrir. Au fond, je suis une pédagogue.

Dans le cadre de mes fonctions à la CCN, je mets à profit cette passion en travaillant avec l’équipe du parc de la Gatineau pour donner vie au plan d’interprétation et à ses thèmes. Je collabore étroitement avec un groupe de guides d’interprétation de la nature pour réaliser nos programmes. Mon travail consiste à gérer des horaires, à écrire des scénarios, à donner de la formation, à évaluer le rendement et, au besoin, à adapter les programmes.

Je travaille aussi avec les biologistes du parc afin que nous fournissions au public les renseignements les plus exacts et à jour possible. Les biologistes nous soumettent des idées de thèmes liés aux projets de conservation du parc, et nous les intégrons dans nos programmes. Au cours des dernières années, l’agrile du frêne, les espèces envahissantes et la recherche sur les canidés ont constitué des sujets d’intérêt.

Guide d’interprétation de la nature

Guides d’interprétation de la nature

Mon rôle se transforme au fil des saisons. Voici comment se déroule chacune d’elles pour moi.

L’hiver

Nous lançons la saison en janvier par des activités de raquette destinées au public durant les weekends, et en semaine, nous offrons deux activités liées au programme d’études à l’intention des groupes scolaires. L’année dernière, nous avons offert 45 sorties en raquettes!

Dans le parc, nous accueillons aussi des groupes de nouveaux Canadiens. Les voir se familiariser avec l’hiver canadien est l’un des aspects les plus gratifiants de mon travail. Nous commençons par leur présenter le parc et la grande variété d’activités récréatives qui y sont pratiquées, en insistant sur le fait qu’il est possible de profiter de la nature en hiver. Nous discutons des animaux qui vivent dans le parc et des moyens dont ils disposent pour s’adapter aux défis que présente la saison froide et sombre. Puis nous sortons faire une randonnée en raquettes, qui se termine par un chocolat chaud au Centre des visiteurs.

nouveaux Canadiens

En mars 2017, nous avons tenu le tout premier carnaval d’hiver dans le parc de la Gatineau. Ces deux après-midis en plein air visaient à encourager les nouveaux Canadiens à profiter des joies de l’hiver (glissade, raquette, s’mores et hockey) dans le parc. Nous sommes très contents d’offrir à nouveau ce programme populaire en 2018.  

carnaval d’hiver

Le printemps

coyote

Il y a deux mois de l’année durant lesquels il est difficile d’amener les gens dans le parc : avril et novembre. Que faire quand les sentiers sont trop inondés et boueux pour que les élèves puissent profiter des lieux? Amener le parc aux élèves! En avril dernier, nous avons offert un nouveau programme visant à leur enseigner l’important rôle que jouent les canidés dans le parc. Ce fut l’occasion idéale de briser les mythes souvent associés aux loups et aux coyotes. Nous avons donné le programme à 67 classes dans 23 écoles.

En mai et juin, les naturalistes-interprètes ont offert trois randonnées guidées adaptées aux différents programmes des élèves du préscolaire au secondaire. Ces programmes pratiques, dynamiques, expérientiels et donnés sur place constituent le meilleur moyen d’accroître l’intérêt pour la nature chez les enfants d’âge scolaire. 

L’été

programme J’adopte un cours d’eau 

Au cours des mois d’été, le parc de la Gatineau est en pleine effervescence. Nous offrons des programmes six jours par semaine de la fin de juin à la fête du Travail. En après-midi à la plage Parent, les campeurs peuvent participer au programme « J’adopte un cours d’eau », un projet régional qui met en relief l’importance de surveiller la qualité de l’eau.

En soirée, nous nous réunissons autour d’un feu de camp ou à l’amphithéâtre pour raconter des histoires sur le patrimoine naturel et culturel du parc. L’été dernier, les guides-interprètes ont raconté l’histoire du parc dans le contexte de Canada 150.

feu de camp

Également dans le cadre de Canada 150, en collaboration avec Parcs Canada, un projet d’initiation au camping dans le parc de la Gatineau a permis à un groupe de nouveaux Canadiens de passer 24 heures au camping du lac Philippe.

camping

L’automne

Cette saison est une période très occupée et excitante. Nous offrons trois programmes scolaires guidés et contribuons au contenu didactique des activités du Coloris automnal, lequel se déroule sur trois weekends d’octobre. Cela signifie que des naturalistes-interprètes qualifiés se trouvent sur place afin de fournir de l’information pertinente et intéressante aux divers publics qui se rendent dans le parc pour admirer les couleurs d’automne.

activité du Coloris automnal

En novembre, les choses se calment, et nous retournons dans les salles de classe pour discuter des façons dont nous, les humains, pouvons mieux comprendre et respecter les besoins des animaux tout en profitant des nombreuses possibilités récréatives qu’offre le parc.

Avez-vous déjà participé à l’un de nos programmes? Lequel préférez-vous?

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