Jetez un œil à la signature de ce document de la CCN datant de 1987-1988. Mme (oui, madame) Jean E. Pigott occupait alors le poste de président (au masculin!) de la société d’État. Ce titre a par la suite été modifié, et pas seulement à la CCN, mais dans toutes les organisations à mesure que les femmes ont fait leur place.

Mère, femme d’affaires chevronnée, figure importante dans sa communauté et députée d’Ottawa-Carleton, Jean Pigott a été un exemple pour les femmes, et pour les hommes, occupant des postes de direction. C’est durant son mandat (1985-1992) que la CCN est devenue responsable des résidences officielles et a créé le boulevard de la Confédération (le parcours d’honneur qui forme une boucle reliant, dans les deux provinces, des lieux marquants de la capitale, comme la colline du Parlement, la Cour suprême, des musées nationaux et d’autres).

L’héritage de Jean Pigott a permis d’affermir le leadership féminin dans la capitale du Canada et à la CCN. En 2007, Micheline Dubé a occupé le poste de première dirigeante par intérim pendant une bonne partie de l’année, avant que Marie Lemay soit nommée et assume cette fonction jusqu’en octobre 2012. 

Aujourd’hui, des femmes occupent des postes de direction à l’échelle de la CCN. Elles sont à l’origine de décisions importantes contribuant à façonner la région de la capitale du Canada. Ces femmes sont directrices générales ou directrices et dirigent l’intendance des parcs, des terrains et des biens immobiliers, les ressources humaines, les affaires publiques et d’entreprise, la planification, le parc de la Gatineau, les services juridiques, des finances et d’audit, l’évaluation environnementale et la conservation de la faune. Aucune ne porte un titre qui laisse penser qu’elle est un homme, car des dirigeantes comme Jean Pigott ont fait changer cela.

Ce texte a d’abord été publié dans Capital Magazine.

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