Le parc de la Gatineau

Vue à partir du belvédère Champlain, parc de la Gatineau

Vue à partir du belvédère Champlain, parc de la Gatineau

En 2067, le parc de la Gatineau présentera une valeur nationale encore plus grande en tant que vaste réserve naturelle située à quelques minutes du centre urbain de la capitale. Se trouvant à la limite du Bouclier canadien, le parc s’étend jusqu’au cœur de la capitale entre les rivières Gatineau et des Outaouais et assure un lien avec les espaces plus sauvages de la forêt boréale. La présence d’un territoire sauvage à proximité d’une grande capitale est rare, et dans le cas de la capitale du Canada, elle rappelle aussi de manière évocatrice les vastes étendues sauvages de ce pays.

La CCN gère le parc de la Gatineau en tant qu’aire du patrimoine naturel de catégorie II, selon les normes de l’UICN. La principale raison d’être du parc sera toujours de constituer une réserve naturelle, dotée de caractéristiques naturelles mémorables et comptant une faune et une flore uniques ainsi que de beaux sites et paysages patrimoniaux. Parallèlement, le parc accueillera des activités humaines favorisant l’appréciation du milieu naturel et l’interaction avec lui pourvu qu’elles aient un faible impact sur les ressources écologiques. Le défi constant à cet égard consiste à gérer les effets du nombre grandissant de visiteurs dans une région en pleine croissance. En 2013, le parc s’est classé au deuxième rang des grands parcs gérés par le gouvernement du Canada quant au nombre de visiteurs. L’accroissement de l’achalandage a d’ailleurs incité la CCN à élaborer et à mettre en œuvre des techniques de gestion novatrices afin de protéger la santé à long terme des écosystèmes du parc et de préserver cet emblème national. La CCN promouvra cette approche dans le cadre de son rôle de chef de file en matière de gestion environnementale dans la région.


Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. La CCN continuera d’acquérir des terrains, dès qu’ils seront mis en vente ou lorsque le propriétaire souhaitera en faire don au pays. Elle accordera la priorité aux terrains qui sont vulnérables au développement, qui présentent un caractère écologique particulier ou qui servent de liens vers des écosystèmes.
  2. En ce qui a trait à la présence de résidences dans le parc, la CCN travaillera avec les résidants et les administrations locales afin de rendre ces habitations écologiquement durables.
  3. La CCN protégera et mettra en valeur le patrimoine culturel en préservant les bâtiments et les paysages essentiels.
  4. La CCN travaillera avec les intervenants locaux pour conserver et, dans certains cas, pour restaurer les écosystèmes et les habitats valorisés du parc de la Gatineau. Elle veillera à maintenir la connectivité écologique, la biodiversité, ainsi que les espèces en péril.
  5. Il faudra travailler de façon soutenue avec les usagers du parc pour veiller à ce que les activités récréatives soient respectueuses de l’environnement tout en répondant aux intérêts croissants et variés des usagers, et favoriser la conservation, notamment en appliquant le principe visant à « ne laisser aucune trace ». La CCN travaillera avec des groupes d’usagers afin de sensibiliser les gens à une utilisation durable de l’environnement.
  6. La CCN continuera de travailler avec les municipalités, les organismes de conservation et d’autres partenaires du secteur privé pour créer des liens depuis le parc de la Gatineau vers les réseaux écologiques plus vastes et pour protéger les corridors écologiques.
  7. La CCN continuera de travailler avec les municipalités et d’autres groupes afin de mettre à profit la conservation des biens naturels pour le bénéfice économique régional et de compléter l’offre récréative du parc par des activités de plein air à l’extérieur de celui-ci. Elle encouragera les municipalités à concevoir et à mettre au point des normes de conception s’appliquant au parc de la Gatineau et à créer d’autres installations récréatives pour aider à réduire les pressions sur le parc.