Le réseau d’espaces verts de la capitale

Sentier Lauriault, domaine Mackenzie-King, parc de la Gatineau

Sentier Lauriault, domaine Mackenzie-King, parc de la Gatineau

Attribut important de la capitale d’aujourd’hui, le réseau d’espaces verts comprend les vastes étendues du parc de la Gatineau, la Ceinture de verdure, les espaces verts urbains et les berges, ainsi que les liens vers les grands écosystèmes de la région. Ces espaces verts seront encore plus importants dans l’avenir, à mesure que l’urbanisation et la croissance s’accentueront.

D’une part, il serait possible de relier ce territoire aux attraits et aux systèmes naturels environnants. D’autre part, ces espaces verts risquent de subir une fragmentation encore plus importante en raison des pressions grandissantes exercées par les infrastructures et les services nécessaires à la croissance urbaine. Ils font aussi l’objet de menaces systémiques, comme les changements climatiques et les espèces envahissantes. L’agrile du frêne, par exemple, a entraîné des répercussions néfastes sur le couvert forestier de la région.

Le réseau d’espaces verts de la capitale fait partie d’un réseau écologique intégré plus vaste qui couvre plusieurs territoires administratifs. Ces divisions territoriales rendent difficile la surveillance globale de la santé des bassins hydrographiques, de la faune et de la végétation dans la région de la capitale. Selon les données existantes, il y a eu un certain déclin du couvert végétal et une perte d’habitat au cours des
10 dernières années sur les propriétés foncières de la CCN. À l’échelle régionale, le taux de dépérissement hors des terrains de la CCN est encore plus grand. Par ailleurs, on comprend mieux comment assurer la durabilité des ressources en eau des différents bassins hydrographiques, mais plusieurs menaces pour la qualité de l’eau et la santé des écosystèmes aquatiques subsistent toujours. La CCN continuera de surveiller la santé des écosystèmes à l’aide d’indicateurs appropriés.

Les forêts se trouvant à proximité et à l’intérieur de milieux de plus en plus urbanisés doivent être gérées et entretenues activement pour assurer leur santé à long terme. Le couvert forestier urbain contribue à la qualité de vie dans la région, en améliorant la qualité de l’air, en participant à la gestion des eaux de ruissellement et en rehaussant l’expérience esthétique. Au nombre des exemples de grandes forêts urbaines, mentionnons la Pinède, dans la Ceinture de verdure, de même que les bois de l’ancienne base aérienne de Rockcliffe, au sud de la promenade Sir-George-Étienne-Cartier.

Bâtir le réseau vert de la capitale, en tant que modèle de promotion et de protection de la santé écologique et de la biodiversité dans un milieu urbain, constitue un engagement clé du présent plan. La protection du patrimoine naturel collectif sera essentielle à la vitalité, à l’attractivité et à la résilience de la région de la capitale au cours des 50 prochaines années. Les habitats et les écosystèmes naturels jouent un rôle important dans la capitale, et ils exercent une influence sur la vie quotidienne de la population de la région. Ces zones naturelles et d’autres zones d’importance régionale sont interdépendantes. Par exemple, les plans de la CCN concernant le parc de la Gatineau et la Ceinture de verdure mettent en évidence l’importance des liens écologiques entre ces terrains fédéraux et les terrains qui se trouvent au-delà de leurs limites. L’atteinte des importants objectifs en matière de biodiversité et de santé écologique dépend de la connectivité et des liens écologiques entre les habitats et les milieux naturels; elle permettra du même coup d’améliorer la résilience et la biodiversité de l’ensemble du système naturel.

D’ici le bicentenaire de la Confédération, les propriétaires fonciers fédéraux conserveront, protégeront et mettront en valeur les éléments naturels d’intérêt national de la région en collaboration avec les nombreux partenaires et intendants de l’ensemble du milieu. Ces éléments, décrits dans les sections qui suivent, doivent demeurer un attribut esthétique distinctif de la capitale.


Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. Dans le parc de la Gatineau et la Ceinture de verdure, la CCN accordera la priorité à l’acquisition de terres écologiquement sensibles afin d’accroître la protection d’écosystèmes vulnérables qui sont essentiels à la capitale. Diverses méthodes permettraient d’atteindre cet objectif, y compris la planification de l’utilisation du territoire, l’achat de terrains ou l’établissement de servitudes de conservation.
  2. La gestion des terrains boisés, des forêts et du couvert forestier sur les propriétés fédérales exigera l’élaboration d’une politique intégrée de gestion des forêts et des mesures de régénération. Ces travaux seront réalisés en étroite collaboration avec les municipalités touchées, dont certaines ont déjà élaboré des politiques à cet égard.
  3. La CCN participera aux discussions avec les autres ordres de gouvernement concernant les futures utilisations du sol aux limites extérieures de la région de la capitale afin de préserver la biodiversité régionale.
  4. La CCN travaillera avec ses partenaires afin de créer et de protéger, à long terme, des lieux tranquilles et des aires de protection du ciel nocturne dans tous les secteurs du réseau d’espaces verts de la capitale.
  5. En partenariat avec les propriétaires fonciers, les municipalités et d’autres organismes, la CCN s’efforcera de conserver les corridors écologiques reliés à la Ceinture de verdure et au parc de la Gatineau pour protéger à long terme la biodiversité dans la région de la capitale.