Les espèces exotiques envahissantes contribuent fortement à la perte de biodiversité dans le monde. Elles peuvent supplanter les espèces indigènes, nuire aux écosystèmes et perturber de nombreuses activités, de l’agriculture aux loisirs. Les espèces exotiques envahissantes peuvent causer de graves dommages économiques, sociaux et environnementaux.
Au fil des ans, la CCN a recensé environ 60 espèces de plantes exotiques envahissantes sur les terrains qu’elle gère.
La prévention est le moyen le plus efficace pour empêcher la propagation des plantes envahissantes. Cependant, malgré les efforts de prévention, certaines espèces envahissantes parviennent à s’implanter dans de nouveaux territoires. Une détection précoce et une action rapide peuvent réduire considérablement la propagation de ces plantes nuisibles.
Découvrez nos méthodes de prévention et de gestion des plantes exotiques envahissantes, ainsi que le rôle que vous pouvez jouer.
- Intégrer des protocoles de nettoyage (en anglais) et des pratiques de contrôle dans les contrats d’entretien des terrains gérés par la CCN.
- Donner la priorité aux mesures de contrôle dans les habitats naturels, les écosystèmes de grande valeur et les zones où il existe un risque pour la santé humaine.
- Planifier des mesures de contrôle en fonction de la biologie des plantes, en utilisant à la fois des méthodes manuelles et mécaniques.
- Éliminer les plantes envahissantes en suivant les pratiques exemplaires définies par le Conseil des plantes envahissantes de l’Ontario (en anglais).
- Emprunter uniquement les sentiers officiels : emprunter des sentiers non officiels endommage les habitats, favorise la propagation d’espèces envahissantes et peut exposer les personnes à des plantes nocives.
- Inspecter et nettoyer ses effets personnels : retirer la saleté, les plantes et les insectes des chaussures, des vêtements et de l’équipement avant de quitter un milieu naturel.
- Tenir les chiens en laisse : les animaux domestiques ne doivent être amenés que dans les endroits où ils sont autorisés, et il est recommandé de les toiletter après la promenade.
- Adopter de bonnes pratiques de jardinage : ne pas planter d’espèces envahissantes dans son jardin ou sa cour. Rechercher des espèces indigènes afin de favoriser la biodiversité.
- Signaler ses observations : apprendre à identifier les espèces végétales envahissantes courantes et signaler toute observation à l’aide de EDDMapS (Ontario, en anglais) ou Sentinelle (Québec).
- Continuer à se former : participer à notre programme de science citoyenne dans le parc de la Gatineau ou se joindre aux efforts de son association communautaire pour lutter contre les plantes envahissantes
- Égopode podagraire (Aegopodium podagraria)
- Alliaire officinale (Alliaria petiolata)
- Butome à ombelle (Butomus umbellatus)
- Célastre asiatique (Celastrus orbiculatus)
- Renouée du Japon (Fallopia japonica)
- Nerprun bourdaine (Frangula alnus)
- Gaillet mollugine (Galium mollugo)
- Hydrocharide grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae)
- Impatiente glanduleuse (Impatiens glandulifera)
- Iris faux-acore (Iris pseudacorus)
- Chèvrefeuille sp. (Lonicera maacki, L. morrowii, L. tatarica)
- Salicaire commune (Lythrum salicaria)
- Myriophylle à épis (Myriophyllum spicatum)
- Panais sauvage (Pastinaca sativa)
- Roseau commun (Phragmites australis)
- Nerprun cathartique (Rhamnus cathartica)
- Petite pervenche (Vinca minor)
- Dompte-venin noir (Vincetoxicum nigrum)
- Dompte-venin de Russie (Vincetoxicum rossicum)
Interventions en cours ou terminées
Projet de restauration du parc des Rapides-Remic
Les plantes exotiques envahissantes étaient ici prédominantes autrefois. Aujourd’hui, l’endroit est sain et fonctionnel, et offre suffisamment de place à la faune pour vivre, se reproduire et trouver de la nourriture. Grâce au travail de la CCN, de l’Office de protection de la nature de la vallée Rideau et de bénévoles, la propagation du nerprun a été contrôlée dans une zone de 9 000 m2 adjacente au parc des Rapides-Remic.
Diverses espèces indigènes y ont ensuite été plantées ou semées. Ce milieu naturel a retrouvé son caractère sain et fonctionnel.
Projet de restauration du secteur du lac des Fées
Le secteur du lac des Fées est un habitat écologiquement sensible envahi par le nerprun, un arbuste exotique envahissant. Sa croissance rapide prive les espèces indigènes de lumière et nuit à la biodiversité. La CCN a engagé une entreprise pour éliminer deux acres de nerprun entre décembre 2024 et janvier 2025. Des arbres, des arbustes et des mélanges de graines indigènes ont été plantés au printemps 2025. L’arrosage des jeunes plants et le contrôle de la repousse du nerprun garantiront le succès de ce projet de restauration écologique.
Projet de restauration du sentier de la Ferme-Expérimentale
Le fusain d’Europe est une nouvelle espèce envahissante qui peut priver les espèces indigènes de la lumière du soleil. Des membres du public ont signalé sa présence à la CCN le long du sentier de la Ferme-Expérimentale.
Projet de restauration du boisé de l’avenue Atlantis
Le boisé de l’avenue Atlantis, situé dans le quartier Westboro d’Ottawa, est envahi par le nerprun, un arbuste envahissant très répandu. En 2024, en collaboration avec l’Association communautaire de la plage Westboro et l’Office de protection de la nature de la vallée Rideau, la CCN a procédé à l’élimination du nerprun dans le secteur. Au printemps 2025, l’Office de protection de la nature de la vallée Rideau organisera des activités de plantation dans les zones contrôlées.
Projet de gestion de la végétation au lac Mud
Ce projet vise à contrôler les plantes exotiques envahissantes et à restaurer le couvert végétal dans le but de protéger l’intégrité écologique de ce milieu naturel urbain de grande importance. Depuis 2015, plus de 450 heures de bénévolat ont été consacrées à ce projet, qui a permis de retirer plus de 9 500 kg de plantes exotiques envahissantes dans une aire de plus de 7 500 m2.
Projet de contrôle de la renouée du Japon au parc Hampton
À l’automne 2020, en collaboration avec les Amis du parc Hampton, la CCN a entrepris un projet de contrôle de la renouée du Japon. Cette espèce exotique envahissante menace l’habitat naturel et les espèces indigènes de ce site.
Plusieurs colonies ont été enlevées à la main et couvertes d’une toile géotextile et de copeaux de bois sur une surface totale de 900 m2. Par la suite, les zones contrôlées ont été replantées avec diverses espèces indigènes. Des panneaux d’information sont en place.
Projet de restauration des dunes de la forêt Pinhey
Plusieurs plantes exotiques envahissantes de ce milieu ont été enlevées afin de rétablir l’habitat naturel. Le nerprun bourdaine s’était établi dans le sous-bois de la forêt de pins rouges qui a été plantée au sommet des dunes. Des mesures de contrôle ont permis de dégager les dunes et d’y réintroduire des espèces indigènes autrefois présentes.
Projet de restauration du milieu humide du ruisseau des rapides Black
Le long du ruisseau des rapides Black, les nerpruns bourdaines et cathartiques ont été enlevés, car ils dominaient l’habitat terrestre et riverain. Ces mesures de contrôle ont permis à diverses plantes indigènes de prospérer à nouveau.
Projet de restauration des habitats dans les secteurs Kingsmere et Gamelin
Le cynanche envahit certains habitats du parc de la Gatineau et menace les espèces indigènes. Un projet visant à éliminer cette plante est en cours dans les secteurs Kingsmere (P7) et Gamelin. Depuis 2015, les plants de dompte-venin de Russie sont arrachés en juillet. Une toile géotextile a aussi été installée à certains endroits. En 2021, nous avons planté 30 arbustes indigènes, marquant ainsi la dernière étape de ce projet de restauration.
Projet de restauration des habitats dans le secteur du sentier 60
La petite pervenche est une plante ornementale originaire d’Europe et d’Asie occidentale. Elle a été introduite dans plusieurs régions de l’Amérique du Nord. Sa présence au parc de la Gatineau constitue une menace pour l’habitat de plantes indigènes, dont certaines sont vulnérables. Depuis 2018, l’arrachage manuel de la plante a été réalisé sur une superficie de plus de 2249 m2 par les personnes participant au programme de science citoyenne, en collaboration avec les Amis du parc de la Gatineau.
En 2021, nous avons planté 70 plantes indigènes afin de rétablir l’intégrité de ce milieu naturel.