Le Plan directeur du parc de la Gatineau est un document qui guide, à long terme, la planification, l’utilisation et la gestion du parc de la Gatineau. Environ tous les 10 ans, il subit une révision qui a pour but de l’adapter aux expériences passées, aux nouveaux enjeux et aux nouvelles lois, ainsi qu’aux meilleures pratiques dans le monde en matière de gestion des environnements naturels. La dernière mise à jour du plan directeur remonte à 2005.

Nouvelles de la mise à jour du plan

La CCN en est à la dernière étape de la mise à jour du Plan directeur du parc de la Gatineau. La dernière phase de consultation dans le cadre du processus de révision s'est terminée le 20 septembre 2020. Les commentaires recueillis à cette étape du projet seront pris en considération dans sa version définitive, laquelle sera soumise à l’approbation du conseil d’administration en janvier 2021. Un rapport résumant les commentaires formulés sera mis en ligne sur le site Web de la CCN.

Au cours des étapes de consultation précédentes, dont la première a eu lieu en 2017, elle a donné au public l’occasion de contribuer à son orientation, et ce, à plusieurs reprises. Les commentaires recueillis au cours des étapes de consultation précédentes sont résumés dans un rapport que l’on peut consulter ici.

Ce qui ne change pas

Malgré les changements qu’on y a apportés, le Plan directeur du parc de la Gatineau révisé maintiendra certains des éléments qui figuraient dans sa version de 2005, dont les suivants :

  • Le parc de la Gatineau demeure le parc de conservation de la région de la capitale du Canada. (chapitre 2, p.21)
  • La connectivité écologique interne et externe du parc demeure un pilier important du plan directeur. Elle continue de favoriser les liens entre le parc et d’autres espaces naturels, et à protéger la qualité de ses habitats naturels. (section 4.1, p.34-36)
  • Le parc de la Gatineau est un lieu où vivre l’expérience du plein air dans le respect de l’environnement. (section 3.2, p.29)
  • Dans son plan directeur, la CCN continue de favoriser les modes de transport qui rendent l’accès au parc plus équitable et de limiter l’impact de la circulation automobile sur l’expérience des visiteurs, la faune, la flore et la sécurité des usagers. (section 3.3, p.31)
  • Dans son plan directeur, la CCN réitère son intention de revoir la structure tarifaire, afin qu’elle permette un accès au parc plus équitable; appuie les initiatives de conservation; et finance l’entretien du parc ainsi que l’amélioration de son offre récréative. (section 5.4.4, p.60)

Ce qui change

Vous trouverez ci-après les énoncés des changements les plus importants apportés au Plan directeur du parc de la Gatineau en cours de révision. Il y a aussi des hyperliens menant aux sections les plus pertinentes du plan directeur, pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus.

Conservation

  • Protéger les corridors écologiques et les propriétés écologiquement importantes entourant le parc. (section 5.1.5, p.46 + p.37)
  • Saisir les occasions d’étendre les limites du parc en y ajoutant des terrains adjacents d’importance appartenant à la CCN. (p.37)
  • Restreindre l’accès du public à l’escarpement d’Eardley et au secteur situé à l’ouest du chemin Eardley-Masham, afin de protéger les habitats vulnérables de cette zone de conservation. (p.68)
  • En partenariat avec ses usagers, relocaliser dans un corridor récréatif projeté le long du chemin Eardley-Masham le sentier de motoneige du lac Curley. (p.71, p.79: politique #4)

Expérience en nature

  • Restreindre les activités récréatives aux sentiers et promenades, pour éviter d’endommager les habitats naturels.  (p. 36; p. 50 5.2.1 a); p. 77)
  • Mettre en œuvre l’initiative de Gestion responsable des sentiers, qui prévoit l’ajout de 100 km de sentiers au réseau officiel et la fermeture de près de 200 km de sentiers informels. (section 7.1, p.110 + 5.1.2, p.44)
  • Créer un secteur à l'escarpement d'Eardley où les activités récréatives sont limitées (escalade et randonnée seulement) afin d'augmenter la qualité des habitats et protéger les espèces en péril. (p.73-75)
  • Établir des lignes directrices qui limitent l’étendue et l’emplacement de l’infrastructure à l’intérieur du parc, afin de réduire l’empreinte globale des bâtiments et d’augmenter la qualité des habitats. (sections 5.1.2 + 5.1.3, p.44-45)
  • Mieux intégrer Camp Fortune à l’offre récréative du parc. Relier les réseaux de sentiers pour le vélo de montagne, le ski de fond et la randonnée pédestre, et établir à Camp Fortune des points de départ pour ces activités. (p.97 7e puce)
  • Réduire la pollution sonore et lumineuse qui dérange la faune. (section 5.1.4, p.46)
  • Établir des règles pour encadrer l’utilisation des drones dans le parc, afin de protéger les animaux et les usagers, et favoriser une expérience récréative paisible. (section 5.2.6 c, p.52)

Accès équitable et durable

  • Augmenter la capacité de stationnement aux abords du parc (section 5.3.4, p.57) et créer un nombre restreint de points d’accès à partir des quartiers avoisinants, pour encourager les usagers à se rendre aux sentiers autrement qu’en véhicule automobile. (section 5.3.3 a) & b), p.56)
  • Rendre l’accès au parc aussi inclusif que possible en limitant la tenue d’activités réservées à certains groupes d’intérêts, de telles activités n’étant généralement pas accessibles à tous. (section 5.3.5, p.57 + section 5.2.9, p.53)
  • Établir de nouveaux centres des visiteurs à Luskville et au Relais plein air, pour améliorer les services offerts dans les localités environnantes et forger de nouveaux partenariats. (section 4.3 - p.39 + p.107)

Engagement et collaboration

  • Établir une marche à suivre pour la réconciliation avec les peuples autochtones. (section 5.4.1, p.59)
  • Épouser un changement de culture qui favorise le partage des responsabilités relatives à l’intendance du parc, à son entretien et à sa conservation avec les usagers et les partenaires. (section 5.4.2 & 5.4.3, p.59)
  • Sauf en ce qui concerne le camping, limiter les activités de marketing aux activités éducatives et formatives à l’intention des usagers, afin que la circulation en direction du parc et dans le parc reste durable et contribue à procurer une expérience positive aux visiteurs. (section 5.4.3, p.59)

Plan directeur provisoire complet

Le résumé qui précède ne donne qu’un aperçu du contenu mis à jour du plan directeur. Voici quelques raccourcis additionnels vers ses différentes sections :

Vous pouvez aussi consulter la table des matières du plan directeur et vous rendre à la section qui vous intéresse en cliquant sur son titre.

Le point sur le processus

Le processus de révision du Plan directeur du parc de la Gatineau comptait quatre étapes. 

Dès les premières étapes, la participation du public a constitué un élément important du processus de révision. Jusqu’à maintenant, cette révision aura comporté :

  • treize séances de consultation publique à Ottawa, Gatineau, Chelsea, La Pêche et Pontiac;
  • quatre rencontres avec le comité consultatif public (CCP);
  • cinq questionnaires en ligne;
  • plusieurs réunions avec des représentants des communautés algonquines;
  • une séance du Labo d’urbanisme portant sur le sujet;
  • plus de douze rencontres avec les municipalités, les élus et des groupes de parties prenantes de la région.

La version provisoire du plan directeur tient compte des commentaires formulés par les participants à chacune des étapes de la consultation publique. Ces commentaires sont résumés dans un rapport consultable ici.

Membres du Comité consultatif public

Le Comité consultatif public (CCP), créé le 12 octobre 2017, se réuni régulièrement durant le processus dans le but de constituer un important groupe de réflexion et d’échanger de l’information détaillée. Sa composition assure une représentation équilibrée des différents groupes et sphères d’intérêts liés au parc, dont l’environnement, le patrimoine, le loisir, les résidants et les gens d’affaires.

Nom

Nom

Sandra Beaubien (Loisir)

Michel Prévost (Historien)

Jacques Dumont (Loisir)

Tom Young (Résidant local)

Janet Campbell (Loisir)

Joanne Hamilton (Résidante locale)

Benoit Delage (Développement durable)

André Groulx (Tourisme régional)

Nik Lopoukhine (Spécialiste de la gestion des parcs)

Chris Chapman (Industrie du loisir)

Stephen Woodley (Spécialiste de l'environnement)

Sophie Routhier Leblanc (Étudiante)

Katharine Fletcher (Écrivraine et historienne)

To be determined (Représentant autochtone)

Gershon Rother (Résidant local et bénévole du parc)

Bob Brown (Comité consultatif sur l'accessibilité universelle)

Barry McMahon (Comité consultatif sur l'accessibilité universelle)