Le pont Alexandra est un élément emblématique du paysage d’Ottawa-Gatineau depuis plus de 120 ans. Construit à l’origine pour permettre le passage des trains et d’autres modes de transport, il est de nos jours emprunté chaque année par des milliers de piétons, de cyclistes et d’automobilistes.

Le pont arrive maintenant à la fin de sa vie utile et doit être remplacé. Des réparations en cours permettront de l’utiliser pour 10 années supplémentaires.

En 2019, à la suite de la recommandation de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) de remplacer le pont en raison de sa détérioration, de l’augmentation de ses coûts d’entretien et du fait qu’il ne peut répondre aux besoins actuels et futurs en matière de transports, le gouvernement du Canada a demandé dans son budget de 2019 que le pont soit remplacé d’ici 10 ans. SPAC a publié le sommaire exécutif d’une Analyse des coûts du cycle de vie et une étude sur le remplacement du pont Alexandra exposant cette recommandation.

Travaillant en partenariat avec SPAC – le ministère responsable de la gestion du pont Alexandra – la CCN appuie le projet en dirigeant un vaste processus de mobilisation du public qui se déroulera en plusieurs phases au cours de la prochaine décennie.

Dernières nouvelles du projet

À l’automne 2020, plus de 2 300 personnes ont participé à la première d’une série de consultations publiques en ligne et de séances auprès des parties prenantes concernant le projet de remplacement.

Les commentaires recueillis durant cette première phase guideront l’élaboration de la vision et des lignes directrices de conception du nouveau pont. Ils guideront aussi la première étape de l’évaluation d’impact du projet. Un processus complet visant à faire participer la Nation algonquine est aussi en cours.

L’examen sommaire des données recueillies durant la première phase de consultation indique qu’un nombre important de participants se disent profondément attachés aux éléments patrimoniaux du pont. Plusieurs personnes nous ont recommandé de reconnaître la valeur de certains de ces éléments et de les intégrer aux lignes directrices de conception proposées, puis à la prochaine phase de consultation lors de laquelle les options de concept du nouveau pont seront communiquées. 

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont participé à cette première étape du processus. Un rapport de consultation résumant les commentaires reçus et indiquant comment ceux-ci ont été utilisés sera publié sur le site Web de la CCN au début de février 2021, avant la prochaine consultation publique.

Contexte

Le pont Alexandra est l’un des cinq ponts interprovinciaux de la région de la capitale du Canada qui relient les villes d’Ottawa, en Ontario, et de Gatineau, au Québec. Il enjambe la rivière des Outaouais, depuis la pointe Nepean, juste à l’ouest du marché By d’Ottawa, jusqu’au Musée canadien de l’histoire, dans le secteur Hull de Gatineau. Il contribue à environ 9 % de la circulation automobile quotidienne moyenne dans la région de la capitale. Environ 33 % de tous les usagers de mobilité active (piétons, cyclistes, utilisateurs d’aides à la mobilité, etc.) qui traversent la rivière des Outaouais empruntent ce passage.

Le pont est un lieu d’intérêt national important. Il est reconnu pour sa beauté emblématique et sa construction remarquable. Au moment de son achèvement en 1901, le pont symbolisait une réalisation majeure dans le domaine de l’ingénierie. Il s’agissait d’une des premières structures de pont exclusivement en acier et aménagées au moyen de piliers en béton coulé. Le pont était alors le quatrième plus long pont de ce type au monde et la plus grande structure entièrement construite en acier en Amérique du Nord. Sa conception et sa réalisation furent confiées à des ingénieurs et concepteurs canadiens. Il fut désigné comme lieu historique national de génie civil en 1995. Le pont a connu une longue durée de vie utile, ce qui témoigne de l’excellente qualité de sa construction et des matériaux qui le composent.

Le processus de conception et de construction s’étendra sur une période d’environ 10 ans et s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus vaste visant à améliorer le transport interprovincial dans la région de la capitale du Canada. Le début du chantier est prévu pour 2028, et la construction du nouveau pont devrait être achevée d’ici 2032.

Description du projet et de ses différentes étapes

Le remplacement du pont Alexandra se fera en trois étapes. 

Activités préalables à la planification (2020–2021)

  • Élaboration d’une vision et de lignes directrices de conception
  • Consultation publique 1 : lignes directrices de conception, impacts potentiels et mesures d’atténuation


Planification (2021-2025)

  • Élaboration d’options de concept
  • Consultation publique 2 : options de concept
  • Consultation publique 3 : concept préliminaire
  • Consultation publique 4 : concept définitif


Approvisionnement et mise en œuvre (2025-2032)

  • Processus d’attribution d’un contrat de conception et de construction
  • Consultation publique 5 : concept définitif et plan d’exécution
  • Démantèlement de la structure actuelle et début de la construction du nouveau pont


Le pont doit répondre aux exigences de base suivantes :

  1. Deux voies destinées à la circulation automobile (une dans chaque direction) et être conçu pour permettre ultérieurement le transport en commun par tramway ou train léger sur rail.
  2. Une voie destinée à la mobilité active (piétons, cyclistes, utilisateurs d’aides à la mobilité, etc.) du côté ouest du pont. La voie de mobilité active sera bidirectionnelle et comportera des couloirs distincts pour piétons et cyclistes. Cette devrait comprendre des bancs et des points d’observation permettant aux usagers de s’y arrêter sans compromettre la sécurité ni gêner la circulation. 
  3. Les voies de circulation automobile et de mobilité active comporteront un revêtement robuste protégeant le pont des intempéries, des produits de dégivrage et de la saleté. Sa structure résistera ainsi davantage à l’épreuve du temps.


Le remplacement du pont Alexandra offre également une occasion unique de redéfinir ce lien essentiel entre Ottawa et Gatineau. Situé au cœur de la région de la capitale, sur le territoire traditionnel de la Nation algonquine anishinabée, et offrant l’une des vues les plus époustouflantes des édifices du Parlement, le nouveau pont se dressera dans un espace riche en symbolisme et en histoire. Outre sa fonction, il occupera une dimension plus grande que la somme de ses parties.

Crédit : BAC/Topley
Par sa conception, ses matériaux, son utilisation en tant qu’espace public et son esthétique, le pont, tout comme son prédécesseur, témoignera des valeurs et des priorités de l’époque de sa construction.

Vision et lignes directrices de conception

La vision sous-jacente du nouveau pont consiste à créer une structure offrant un lieu communautaire unique, reflétant les valeurs et l’identité canadiennes et respectant l’intégrité des paysages culturels de la capitale nationale.

Cette vision repose sur les lignes directrices de conception préliminaires suivantes. Cliquez sur les liens ci-dessous pour obtenir plus de détails sur chaque catégorie.

Considérations relatives au projet

On prévoit que le passage sera fermé à la circulation, y compris à la mobilité active, pendant environ trois à quatre ans entre 2028 et 2032. Une attention minutieuse sera accordée à l’impact des travaux de construction sur tous les groupes, notamment les suivants : circulation générale, opérations de gestion de la circulation dans les quartiers de part et d’autre de la rivière, exploitants de transport publics et privés, services d’urgence, services de police, cyclistes, piétons et autres exploitants commerciaux et institutionnels à proximité du pont.

Le démantèlement du pont Alexandra et la construction de la nouvelle structure seront organisés dans un souci d’optimisation de la santé et de la sécurité, de la protection de l’environnement, des principes du développement durable et de la gestion des déchets. Des mesures visant à minimiser les effets négatifs des travaux (bruit, vibrations, poussière, etc.) sur les quartiers avoisinants seront également mises en œuvre.

Le projet sera soumis au processus d’évaluation d’impact, supervisé par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC).

Une approche distincte de mobilisation des Autochtones sera menée par la CCN et SPAC avec le concours d’Innovation 7, une société de conseil autochtone.

Mobilisation

Les membres du public auront plusieurs occasions de donner leur avis sur le projet tout au long de ses différentes étapes. Au total, il y aura cinq rondes de consultation.

La première ronde est terminée, et les commentaires seront examinés et pris en compte pour établir la vision et les lignes directrices de conception du nouveau pont. La vision et les lignes directrices seront présentées au Comité consultatif de l’urbanisme, du design et de l’immobilier (CCUDI) de la CCN en novembre 2020, puis une version mise à jour de celles-ci comprenant les commentaires du public et du CCUDI sera soumise à l’approbation du conseil d’administration de la CCN en avril 2021. 

Les commentaires du public fournis dans le cadre de la première ronde de consultation publique serviront également à orienter le processus d’évaluation d’impact du projet. La description préliminaire du projet, comportant un résumé de ses effets potentiels sur les membres du public et groupes d’intérêt, devrait être soumise à l’AEIC au début de 2021.

En plus de ces consultations, conformément aux exigences réglementaires de la Loi sur l’évaluation d’impact, l’AEIC mènera une initiative distincte de mobilisation du public et des groupes autochtones autour des informations qui lui sont présentées par SPAC et la CCN dans le cadre du processus d’évaluation d’impact.

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