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Transcription
Tobi Nussbaum : Bonjour, bienvenue. Je suis Tobi Nussbaum. Je suis le premier dirigeant de la CCN. Bienvenue au balado d’Histoires de la capitale. Dans l’épisode aujourd’hui d’Histoires de la capitale, nous mettons en lumière le travail des employés de la CCN qui s’occupent des jardins et des serres de toutes les résidences officielles, comme le lac Mousseau, Stornoway et à l’endroit, où nous nous trouvons aujourd’hui, Rideau Hall, la seule résidence officielle ouverte au public. Rideau Hall est la résidence officielle des gouverneurs généraux du Canada depuis plus de 150 ans. Il s’agit d’un magnifique domaine de 30 hectares au cœur d’Ottawa qui abrite de grands conifères, des érables à sucre et aussi un totem et un inukshuk. Il y a également des serres à Rideau Hall qui ont une vocation utilitaire. Elles servent à faire pousser et fournir des plantes et des arrangements floraux pour les visites d’État et pour les cérémonies officielles. Je suis ravi d’être accompagné aujourd’hui par Nancy Cadieux. Bonjour Nancy.
Nancy Cadieux : Bonjour.
Tobi Nussbaum : Designer florale pour les résidences officielles qui a la chance de pouvoir appeler cet endroit magnifique son lieu de travail. Nancy, pouvez-vous commencer en parlant un peu de votre histoire ici, à la CCN?
Nancy Cadieux : Oui, ça fait 25 ans maintenant que je suis ici. Je suis arrivée assistante designer florale et je suis maintenant la principale designer florale ici. Avant ça, j’ai travaillé en architecture, donc c’est vraiment un domaine totalement différent, un changement de carrière que j’ai fait à un moment donné dans ma vie. Tout ce qui est artistique m’a toujours intéressée, donc l’art floral vraiment, c’est ma niche maintenant. Puis travailler ici, c’est comme un rêve pour une designer florale. Les serres, les jardins ici, je peux me promener puis couper des choses que je vais utiliser. On pousse des choses pour moi ici. C’est vraiment merveilleux.
Tobi Nussbaum : Est-ce qu’il y a toujours une bataille entre vous et Kathleen? « Est-ce que moi, je peux couper ça? » Kathleen dit « non, non, s’il vous plait, coupez pas ça. »
Nancy Cadieux : C’est pas si pire que ça, je suis très prudente. Je coupe les endroits qui sont moins vus du public peut-être, puis je fais une coupe sélective. Ça, c’est pour ce qui est des jardins principaux. Le potager, on a une grande section qui est pleine de fleurs coupées pour moi. Donc là, je n’ai pas à m’inquiéter, je coupe comme je veux.
Tobi Nussbaum : Ça fait 25 ans que vous êtes ici à la CCN. Est-ce que vous avez expériencé beaucoup de changements à propos de la façon que vous faites votre travail?
Nancy Cadieux : Vraiment beaucoup. Quand je suis arrivée ici, c’était Adrienne Clarkson qui était gouverneure générale. Les temps étaient très différents. Ils étaient des gens très créatifs. Et je pense que dans toutes les années que j’ai été ici, ça a été mes années les plus créatives, parce qu’on ne devait rien faire de traditionnel. Il fallait toujours penser à de nouvelles façons de produire des choses. Oui, c’était vraiment très artistique.
Tobi Nussbaum : En fait, vous étiez encouragée de penser d’une façon un peu différente à propos de la façon que vous avez fait votre travail. Et maintenant, est-ce qu’il y a beaucoup de changements à propos du type de design que les gens veulent voir?
Nancy Cadieux : Oui. Chaque nouveau résident… ils ont chacun leur goût. Ils ont chacun leur style qu’ils aiment ou qu’ils aiment moins. Des fleurs qu’ils aiment, qu’ils aiment moins. Des couleurs… Donc, ça nous prend plusieurs semaines quand quelqu’un de nouveau arrive. On apprend à les connaître. On discute avec eux. Ils voient ce qu’on fait. On transforme ce qu’on fait selon leur goût, pour chaque personne.
Tobi Nussbaum : Intéressant. Et vous faites le même travail en hiver qu’en été?
Nancy Cadieux : Oui. Sauf qu’en hiver, je ne peux pas me promener dehors dans les jardins pour aller chercher mes produits.
Tobi Nussbaum : C’est vrai. Au bout de la ligne, je sais qu’il y a plusieurs serres. Est-ce que vous pouvez décrire le rôle des différentes serres qu’on a ici?
Nancy Cadieux : Oui. Ici, c’est la serre principale. On a deux serres qui sont visitées par les gens, par les invités et par le public à différents moments de l’année. C’est les serres principales, où est-ce qu’elles sont… elles sont toujours à leur meilleur. Exemple, la serre ici, tout ce qui est en fleurs, prêt, à son apogée, ça vient passer quelques semaines ici, des fois un petit peu plus. Tout est en pot, justement, pour qu’on puisse toujours changer selon les saisons, selon ce qui est beau. On change le décor. C’est la serre aussi qui est accrochée à la résidence. Les gens, quand ils arrivent ici, ils voient ça, ils sont tellement surpris, agréablement surpris. La serre de palmiers, qui est juste un petit peu plus loin aussi, est visitée par les gens. Ensuite, toutes les autres serres qu’on a, on a cinq autres serres, c’est vraiment des serres soit de production, des serres aussi où nos plantes qui ont été utilisées ici, à leur apogée, vont aller se reposer, récupérer. On s’occupe bien d’eux, jusqu’à temps qu’ils puissent revenir ici.
Tobi Nussbaum : Très bien. Je comprends qu’il y a quelques fois durant l’année quand le public peut voir les serres, c’est vrai?
Nancy Cadieux : Oui, oui, le public… En fait, tous les longs weekends, pas mal, on essaie d’avoir les serres ouvertes au public, les jardins sont ouverts, la résidence aussi va être plus ouverte selon les événements. Et puis oui, le public peut se promener et apprécier la beauté.
Tobi Nussbaum : J’imagine qu’il y a des gens, qui vivent ici dans la région, qui aiment beaucoup voir les serres. Est-ce que vous avez expériencé les gens qui visitent toutes les années, qui sont ici beaucoup?
Nancy Cadieux : Il y a des gens qui reviennent, oui, qui reviennent pour voir le changement à chaque saison. Le printemps, le décor est totalement différent d’un décor d’hiver, donc oui, les gens reviennent.
Tobi Nussbaum : Je sais qu’il y avait à un moment quelqu’un qui a travaillé pour CBC, qui était un employé ici, je ne me souviens pas son nom, mais est-ce qu’il y a quelqu’un à Radio-Canada aussi qui était un ancien employé ou non?
Nancy Cadieux : C’est possible, un employé de Rideau Hall, je pense. Oui, anciennement.
Tobi Nussbaum : Oui, c’est ça. Les gens vont venir nous voir des fois, puis oui, ils vont faire des entrevues, ils vont venir prendre des photos. Parce que j’imagine que ça, c’est vraiment un rêve pour quelqu’un comme vous qui aime beaucoup le sujet, qui est une experte à propos du travail que vous faites. Alors ça, c’est vraiment une opportunité magnifique en fait.
Nancy Cadieux : Oui, oui.
Tobi Nussbaum : Très bien. J’imagine que la situation ici en hiver est un peu plus différente que dans l’été. Est-ce que vous pouvez décrire un peu les différences et comment vous travaillez ici, en hiver?
Nancy Cadieux : En hiver, je dois dire, quand les gens visitent en hiver, ils sont tellement impressionnés et… c’est comme un refuge, parce qu’on est dans la serre ici, c’est beau, tout fleurit ici, puis il y a la neige qui tombe dehors. Les gens aiment bien venir nous voir pendant la période de l’hiver. Il y a des décors de Noël aussi qu’on fait dans le temps les fêtes ici, c’est vraiment magique. Mais c’est ça, c’est un petit refuge tropical.
Tobi Nussbaum : Oui, exactement. Merci Nancy, merci beaucoup d’avoir expliqué un peu votre travail ici. J’espère que même si ça fait 25 ans, j’espère que vous allez rester pour un autre 25 ans après. Je ne sais pas si ça va être aussi long, mais je suis toujours aussi passionnée. Très bien, alors merci à vous d’avoir écouté et vu cet épisode d’Histoires de la capitale. Voilà qui termine cet épisode d’Histoires de la capitale. Retrouvez-nous lors de notre prochain épisode, alors que nous parlerons des grandes réussites, des défis et imaginerons l’évolution de la région de la capitale nationale. Merci de nous avoir écoutés.