Le Comité consultatif sur l’accessibilité universelle de la CCN conseille l’organisation lorsque, pour un projet donné, l’accessibilité universelle constitue un aspect important. Il est composé de personnes ayant de l’expérience et une expertise en la matière. Son vice-président sortant, Bob Brown, explique comment les membres du groupe veillent à ce que les propriétés de la CCN soient exemptes d’obstacles et relate son expérience au sein du comité.

En octobre, mon dernier mandat de vice-président du Comité consultatif sur l’accessibilité universelle de la CCN prendra fin. Je terminerai alors ma neuvième année à ce titre. Je pourrai dire que j'ai mis mon vécu et mes connaissances sur l’accessibilité universelle au service de la CCN.

Bâtir une capitale canadienne exempte d’obstacles

Un projet qui m’a profondément marqué a été le remodelage des immeubles que possède la CCN le long de la promenade Sussex.

Pour être conformes au code, ces immeubles nécessitaient plusieurs améliorations. Dans l’un d’eux, il y avait de larges rampes qui prenaient beaucoup de place. Lorsqu’elle a exposé son projet de réfection au comité, l’équipe responsable, à la CCN, suggérait de les remplacer par des monte-escaliers nécessitant une clé pour fonctionner. Nous avions des réserves, car cette solution obligeait les personnes ayant un handicap à dépendre d’un tiers – qui a la clé – pour circuler dans le bâtiment. C’était discutable sur les plans de l’utilisabilité, de l’indépendance et de la dignité.

Rampes installées au 3, rue Clarence, dans le marché By
Rampes installées au 3, rue Clarence, dans le marché By

Nous sommes finalement parvenus à faire accepter notre point de vue, et l’équipe est retournée à sa table à dessin. Cette expérience a influé sur les projets suivants. Elle a rendu admissible que même si les normes sont respectées, il y a parfois place à l’amélioration – l’inclusion, c’est à tous les points de vue!

Plus tard, une situation semblable s’est présentée à Rideau Hall. Cette fois encore, l’expérience directe des membres du comité a contribué à éliminer des obstacles dans les espaces publics.

Retour en arrière

Le comité et la CCN partent de loin, mais presque sept ans après la formation du comité, soit en 2018, un autre groupe important dans l’organisation adoptait la cause de l’accessibilité : le Comité consultatif de l’urbanisme, du design et de l’immobilier (CCUDI).

Le CCUDI joue dans les ligues majeures. Il prodigue des conseils sur des plans, des politiques et des projets fédéraux importants, dont certains ne sont pas chapeautés par la CCN. Siéger parmi d’autres experts et donner une voix à l’accessibilité a vraiment fait avancer les choses. C’était un grand pas en avant, et ce lien entre les deux comités a enrichi les échanges de part et d’autre.

Je me souviens du jour où le président du CCUDI a dit, en réunion : « L’époque de l’inaccessibilité approuvée est révolue. C’est notre politique. Nous devons faire mieux. » Cela m’a rendu immensément fier.

Vers l'horizon

Mon mandat tire peut-être à sa fin, mais je pars avec le sentiment du devoir accompli. J’ai confiance en la capacité du comité à poursuivre son important travail.

J’espère que la CCN continuera de donner l’exemple et d’accorder à l’accessibilité sa juste place, à chaque étape des projets et des plans qui bénéficient de son influence. Je souhaite aussi qu’au fil du temps, le comité soit appelé à donner des conseils sur un nombre croissant de projets.

Dans une perspective plus globale, je souhaite que la nouvelle Loi canadienne sur l’accessibilité suscite le changement de culture tant attendu dans la région de la capitale nationale. Pour que mon souhait se réalise, il faudra qu’elle soit assortie de règlements et que son application soit fortement contrôlée.

J’ignore quel autre défi me réserve l’avenir, mais je sais que je continuerai d’intervenir tant que l’accessibilité ne sera pas devenue un critère non négociable.