Alexander Stone

Agent de projets environnementaux, Ressources naturelles de la Ceinture de verdure

Le mardi 8 janvier 2019, 15 h 18


En hiver, le paysage de la Ceinture de verdure change beaucoup. Les arbres des forêts ont perdu leurs feuilles, les milieux humides sont couverts de glace et les champs de culture sont enneigés. Les animaux et les végétaux, qui abondent en été, dépendent maintenant de leurs stratégies de survie en hiver pour survivre au froid.

Certaines espèces échappent aux rudes conditions hivernales du Nord du Canada pour profiter du climat relativement doux de la capitale. Le patrimoine naturel de la Ceinture de verdure accueille beaucoup de ces visiteurs en hiver.

Les roselins

Les roselins sont des oiseaux qui survivent à l’hiver en mangeant les graines et les fruits des arbres et des arbustes. Certains arbres et arbustes ne produisent des fruits et des graines en quantité qu’aux trois à cinq ans. Plus précisément, chaque peuplement de conifères, comme l’épinette noire, le pin blanc et la pruche du Canada, peut contenir beaucoup de graines, ou très peu, selon l’année.

Les roselins nordiques, comme le gros-bec errant (une espèce en péril), le roselin pourpré et le bec-croisé bifascié, commencent à arriver de leurs repaires estivaux dans la forêt boréale pour se régaler de ces graines abondantes. D’autres visiteurs, comme le durbec des sapins et le jaseur boréal, profitent d’une variété d’arbres fruitiers dans la Ceinture de verdure, comme le sorbier d’Amérique et l’amélanchier. Il peut être difficile de repérer ces espèces, mais leurs plumages éclatants valent la peine d’être vus!

Vous pouvez observer ces visiteurs hivernaux partout dans la Ceinture de verdure, mais vous avez plus de chances de les trouver dans la Pinède, le marécage Rocailleux ou la tourbière Mer Bleue, le long des nombreux sentiers de randonnée, de raquette et de ski de fond.

Spécialistes des champs

Saviez-vous que les champs de culture offrent des territoires de chasse semblables à ceux que l’on trouve dans la toundra arctique? C’est l’habitat idéal pour le harfang des neiges et la buse pattue qui viennent de l’Arctique où ils nichent sur la toundra.

Le harfang des neiges

Campagnols, taupes et souris creusent des labyrinthes sous la neige que les humains ne peuvent percevoir au-dessus du manteau neigeux. Le harfang des neiges et la buse pattue dépendent de leur ouïe sensible et de leur vue perçante pour détecter du haut des airs les mouvements des rongeurs. Après les avoir détectés, ces chasseurs s’abattent sur leur proie.

Le harfang des neiges est souvent bien caché au sol. Parfois, il vous donnera l’occasion de le voir perché sur un lampadaire, une clôture ou un arbre. Nous aimons tous voir des hiboux dans la Ceinture de verdure. Ils sont beaux et fascinants. Mais veuillez respecter leur environnement naturel et ne les admirer que de loin.

On voit souvent la buse pattue voltiger au-dessus d’un champ ou perchée sur une petite branche à la cime d’un arbre.

Ouvrez l’œil pour apercevoir ces oiseaux qui nous visitent en hiver quand vous passerez par la Ceinture de verdure.

Espèces boréales

Chaque hiver ou presque, la pie-grièche grise descend des forêts boréales pour fuir le rude hiver nordique. La pie-grièche est reconnue pour empaler ses petites proies sur des arbustes épineux ou des barbelés pour faire des réserves en prévision des mauvais jours.

La pie-grièche grise

La pie-grièche grise donne constamment de petits coups de queue quand elle se perche à la cime d’un conifère, signe qu’il s’agit bien de ce maraudeur masqué. Les mésanges et les moineaux se pressent souvent en foule autour de la pie-grièche pour faire savoir aux autres qu’un prédateur se trouve dans les parages. Comme vous pouvez voir, la pie-grièche grise est un visiteur intéressant venu du nord, mais elle peut être impopulaire auprès de la mésange qui a fait de la Ceinture de verdure son habitat!

Avez-vous repéré l’un ou l’autre de ces oiseaux qui visitent la Ceinture de verdure en hiver?


Enregistrez vos observations et téléversez vos photographies sur iNaturalist ou via eBird, un outil mobile facile à utiliser.

Besoin d'un coup de pouce pour identifier les oiseaux? Le Cornell Lab of Ornithology offre aussi une application gratuite pour ça : Merlin Bird ID.