Christine Mailhiot

Adjointe aux communications

« Le parc de la Gatineau en un mot? Magique! Nous sommes tellement privilégiés d’habiter une région qui offre cette proximité avec la nature pour se ressourcer, respirer l’air pur et faire toute sorte d’activités. C’est une chance et une responsabilité. »

Christine Galipeau, bénévole
Christine Galipeau, bénévole

Ces mots sont ceux de Christine Galipeau, bénévole pour le projet de gestion responsable des sentiers du parc de la Gatineau depuis ses tout débuts, en 2018.

Ce projet porte sur l’enjeu des sentiers officiels et non officiels. La présence de très nombreux sentiers non officiels dans le parc de la Gatineau fragmente les habitats, nuit aux écosystèmes et à l’expérience récréative et pose un risque pour la sécurité publique. Si ces sentiers sont utilisés, c’est qu’ils offrent une expérience différente de celle qui est offerte sur les sentiers officiels. Le projet vise donc à bonifier l’offre récréative officielle du parc de la Gatineau, tout en respectant le mandat de conservation de la CCN et la protection des habitats.

Pour y arriver, des équipes de la CCN et des bénévoles, comme Christine, travaillent sur deux volets. D’une part, intégrer une centaine de kilomètres de sentiers non officiels au réseau officiel du parc de la Gatineau en les aménageant pour différentes activités (randonnée, vélo de montagne, vélo d’hiver, ski de fond et raquette) et d’autre part, restaurer environ 200 km de sentiers non officiels en aidant la nature à reprendre ses droits, pour limiter les impacts environnementaux de ces sentiers.

Mais comment ce projet se concrétise-t-il sur le terrain et quels en sont les effets?

Améliorer le réseau, une corvée à la fois

À la suite d’une étude minutieuse, une centaine de kilomètres de sentiers ont été choisis pour être intégrés au réseau des sentiers officiels du parc. Leur impact environnemental et leur potentiel d’un point de vue récréatif ont été pris en compte, et le public a été consulté sur ses préférences et sur le type d’expérience qu’il recherche. Ces sentiers apparaîtront en mauve sur les cartes et ils auront de la signalisation.

Les sentiers nouvellement officialisés sont remis en état et entretenus régulièrement au moyen d’une collaboration entre différents groupes de bénévoles et la CCN. Des corvées sont organisées périodiquement, selon le temps qu’il fait et les disponibilités. Christine organise ces corvées plusieurs fois par semaine tout au long de l’été et y participe.

« On travaille vraiment fort. Mais c’est tellement motivant de voir le résultat après une longue corvée. Quand je passe en vélo de montagne dans un tournant que nous avons élevé et solidifié pour favoriser l’écoulement des eaux et protéger le sentier, je sais que j’ai fait une différence. » – Christine Galipeau, bénévole

Ce travail nécessite une panoplie d’outils spécialisés, mais aucune machinerie. Ceci pour conserver les sentiers dans leur état authentique. La plupart des interventions visent à améliorer la durabilité des sentiers et portent sur des problèmes d’accumulation d’eau et d’érosion. Les interventions permettent aussi de les rendre plus sûrs et d’améliorer le plaisir de les emprunter. Le réseau est ainsi amélioré, une corvée à la fois.

Restauration des sentiers non officiels

Le projet de gestion responsable des sentiers réduit la fragmentation des habitats grâce à la restauration d’environ 200 km de sentiers non officiels.

La restauration s’effectue naturellement si les gens arrêtent d’utiliser un sentier, mais il faut du temps. La plantation en sentier et diverses stratégies de camouflage accélèrent le processus, mais tout le monde a un rôle à jouer.

« Si je pouvais donner un conseil à toutes les personnes qui fréquentent le parc de la Gatineau, ce serait avant tout de faire attention aux sentiers. Exercer la bonne activité sur le bon sentier, faire attention de ne pas les élargir, respecter les autres et, surtout, rester sur les sentiers officiels. » – Christine Galipeau, bénévole
À droite, un sentier officiel et à gauche, un sentier renaturalisé.

Participez au projet

La façon la plus simple et facile de participer à la réussite du projet est de s’informer. En connaissant les impacts environnementaux et sociaux de l’utilisation des sentiers non officiels et en sachant quel rôle vous pouvez jouer dans la gestion des sentiers, vous contribuez à la préservation des habitats et au maintien des activités récréatives.

Si vous souhaitez en faire plus, le bénévolat est une belle option.

« J’invite toute personne qui tient au parc de la Gatineau à se joindre à nous, même si ce n’est que pour deux ou trois corvées. Il est tellement important de s’impliquer pour que la population puisse profiter d’un parc en santé encore longtemps. » – Christine Galipeau, bénévole